Questions fréquentes

La santé mentale est aussi importante que la santé physique. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a toujours considéré la notion de bien-être mental comme étant un élément indissociable de la définition de la santé en général. En effet, l’OMS définit la santé en ces mots : « un état de bien-être physique, mental et social complet qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».
Un trouble mental ou comportemental se caractérise par une perturbation de la réflexion, de l'humeur ou du comportement qui ne rentre plus dans le cadre des normes ou des croyances culturelles. Dans la plupart des cas, les symptômes s'accompagnent d'une détresse et interfèrent avec les fonctions personnelles.

Les troubles mentaux entraînent des symptômes dont s'aperçoivent ceux qui en souffrent ou leurs proches.

On observe:

  • des symptômes physiques (céphalées, troubles du sommeil par ex.)
  • des symptômes émotionnels (tristesse, peur, angoisse par ex.)
  • des symptômes cognitifs (difficulté à raisonner normalement, croyances anormales, troubles de la mémoire par ex.)
  • des symptômes comportementaux (comportement agressif, incapacité à exécuter les activités de la vie courante, usage abusif de substances, par ex.)
  • des troubles de la perception (perception visuelle ou auditive de choses que les autres ne voient ou n'entendent pas par ex.)

Les signes précoces spécifiques varient en fonction du trouble. Les personnes présentant un ou plusieurs des symptômes énumérés ci-dessus devraient aller consulter un professionnel s'ils persistent, provoquent des souffrances importantes ou interfèrent avec les tâches de la vie quotidienne.

La dépression, la toxicomanie, la schizophrénie, le retard mental, l'autisme de l'enfant et la démence sont des exemples de troubles mentaux. Ils peuvent se produire chez l'homme ou la femme de n'importe quel âge et de n'importe quel groupe ethnique. Bien qu'on ne connaisse pas parfaitement les causes de nombreux troubles mentaux, on pense qu'ils sont influencés par une association de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux : événements stressants, contexte familial difficile, pathologies cérébrales, hérédité, problèmes génétiques ou médicaux. Dans la plupart des cas, on peut les diagnostiquer et les traiter efficacement.

Dans la vie, il y a des événements importants qui peuvent être stressants comme par exemple débuter un nouvel emploi, se marier ou devenir parent. Les inquiétudes fréquentes que l’on peut avoir au sujet de ses finances ou de l’avenir de ses enfants peuvent également être des sources de stress. Les problèmes quotidiens comme une panne de voiture ou un retard au travail sont d’autres éléments stressants.

Les événements qui occasionnent du stress ne sont pas nécessairement tous négatifs. Nous pouvons les percevoir comme des difficultés qui enrichissent notre vie, ou comme des éléments stressants qui nous empêchent de jouir de la vie. La façon dont nous percevons ces événements influence grandement notre bien-être physique, mental et social. On ne peut éviter le stress et notre train de vie semble devenir de plus en plus stressant. Il est donc important d’apprendre à gérer le stress pour en minimiser les répercussions sur notre corps.

Dans notre société, notre travail en dit long sur notre personnalité. Il peut être très difficile de se retrouver sans emploi. Cela peut également entraîner un certain nombre de problèmes de santé physique et mentale dont :

  • de la fatigue ;
  • des modifications pondérales ;
  • des évanouissements ;
  • de l’insomnie ;
  • de la difficulté à se concentrer.
Des études indiquent qu’au cours d’une année donnée, un Canadien sur cinq âgé de moins de 65 ans aura un problème de santé mentale.

Chaque maladie mentale touche un pourcentage différent de la population. Par exemple, on estime que...

  • la schizophrénie touche environ 1 % des Canadiens ;
  • les troubles de l’humeur, environ 10 % ;
  • les troubles anxieux, environ 12 %.
Les maladies mentales graves les plus courantes sont la schizophrénie, la dépression et la psychose maniacodépressive. En général, les maladies mentales importantes sont « épisodiques ». Cela signifie qu’elles se manifestent par phases et qu’il arrive que les symptômes disparaissent, permettant au malade de mener une vie presque normale entre les périodes de maladie.
La maladie mentale n’a pas de cause unique. Il fut un temps où les parents étaient souvent injustement blâmés pour la maladie mentale de leur enfant. Toutefois, il est plus probable que la maladie mentale soit causée par plusieurs facteurs. Par exemple, il a récemment été prouvé que plusieurs maladies mentales importantes sont causées en partie par des déséquilibres chimiques dans le corps.

Les maladies mentales sont :

  • biologiques, c’est-à-dire associées à des anomalies dans le cerveau ou dans les réactions chimiques d’un autre organe du corps ;
  • psychologiques, c’est-à-dire associées à des anomalies au niveau de la pensée ou des émotions ;
  • sociales, c’est-à-dire associées aux événements et aux contraintes de la vie.

Les professionnels de la santé mentale tiennent compte de ces trois aspects au moment de concevoir un plan pour traiter la maladie.

Conjuguer avec la maladie mentale d’un membre de sa famille peut être stressant. On essaie souvent de régler le problème seul. On s’isole pour éviter la stigmatisation qu’entraînerait la découverte du « secret de famille » par les amis et les voisins.

Toutefois, garder le problème à l’intérieur de la famille n’est pas la meilleure solution. La meilleure façon d’agir face à la maladie mentale d’un membre de votre famille est d’établir des liens avec d’autres familles vivant une expérience semblable. A Trois-Rivières, un des organismes pour la famille est La Lanterne, pour aider les familles et les proches dans le rôle qu’elles jouent. Certes, contrairement à la personne qui est malade dans votre famille, vous n’avez pas besoin de vous faire soigner, mais il est bon d’admettre que vous avez besoin d’aide vous aussi.

Prenez soin les uns des autres et prenez soin de vous. Au sein de la famille, il vaut mieux parler ouvertement de vos inquiétudes. Il est important d’appuyer le membre de la famille qui est malade, mais rappelez-vous que vous n’êtes pas responsable de sa maladie et que vous ne pouvez pas la faire disparaître. Essayez de rester positif et d’aborder les problèmes directement.

Les membres de votre famille doivent tous savoir qu’ils sont aimés. De plus, tous doivent participer aux discussions familiales concernant le problème. Si la personne ayant une maladie mentale est un adulte, mieux vaut la traiter comme tel, et non pas comme un enfant désemparé.

Source : OMS et ACSM
http://www.cmha.ca/fr/